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UPANISHADS DE VISHNU
Avyakta Upanishad
Upanishad de l'Indifférenciation originelle
Traduite par M. Buttex (La traduction anglaise vient de MUIR’S ORIGINAL SANSKRIT TEXTS, Vol. V)
Note préliminaire : Ce projet de traduction est une déception : deux textes sanskrits, non traduits en anglais, sont disponibles, mais totalement différents l'un de l'autre. La seule traduction anglaise est en fait un bref résumé du début de l'Upanishad, ancienne, dans le style poétique de l'époque victorienne et sans aucune précision, et sans aucune annotation de surcroît ! Mes recherches de sources plus fiables n'ayant pas abouti, je livre donc cette pseudo-traduction, et espère pouvoir donner par la suite une vraie traduction de la vraie Avyakta Upanishad.
AVYAKTA : « invisible, indécelable » - le non-développé; le non-manifesté, l’Indifférencié; l’état causal. Dans cet état, les trois gunas sont en équilibre parfait. Synonyme de Prakriti, la Nature primordiale dans le Samkhya, mais à l'état de virtualité germinative, et non de matérialisation accomplie.
Om ! Que mes membres et mon discours, Prana, yeux, oreilles, vitalité
Ainsi que tous mes sens, se développent en force.
Toute existence est le Brahman des Upanishads.
Que jamais je ne renie Brahman, ni que Brahman me renie.
Qu'il n'y ait jamais aucun reniement:
Qu'il n'y ait jamais aucun reniement, en tout cas de ma part.
Puissent les vertus que proclament les Upanishads devenir miennes,
Moi qui suis dévoué à l'Atman; puissent ces vertus résider en moi.
Om ! Que la Paix soit en moi !
Que la Paix gagne mon environnement !
Que la Paix soit en les forces qui agissent sur moi !
Les trois étapes originelles de la Manifestation furent Avyakta (l'indéterminé), Mahattatwa (le déterminé indéterminé) et Ahamkara (le déterminé).
Pour chacune d'elles, il existe un hymne (sukta) :
Avyakta – Nasadiya Sukta
Mahattatwa – Hiranyagarbha Sukta
Ahamkara -- Purusha Sukta.
NAASADEEYA SUKTA
1. Naa sa daasee nno sa daasee ttadaaneem
naa see drajo no vyomaaparo yat
ki maavareevah kuhakasya sharman
ambhah kimaaseed gahanam gabheeram
2. Na mrithyu raaseed amritham na tharhi
Na raatryaa ahna aaseeth prakethah,
Anee davaatham svadhayaa thadekam
Thasmaad anya nna parah kincha naasa
3. Thama aaseeth thamasaa goodha magre
Praketham salilam sarva maa idam
Thucche naabhu apihitham yadaaseeth
Thapasah thanmahinaa jaaya thaikam
4. Kaamah thadagre samavartha thaadhi
Manaso rethah prathamam yadaaseeth
Satho bandhu masathi niravindan
Hridi pratheeshyaa kavayo maneeshaa
5. Thirashcheeno vithatho rashmi reshaam
Adhasvi daasee dupari svi daaseeth
Rethodhaa aasan mahimaana aasat
Svadhaa avasthaat prayathih parasthath
6. Ko addhaa veda ka iha pravochat
Kutha aajaathaa kutha iyam visrishtih
Arvaagdevaa asya vivarjanena
Adha ko veda yata aababhoova
7. Idam visrishti ryata aababhoova
Yadi vaa dadhe yadi vaa na dadhe
Yo asya adhyakshah parame vyoman
So anga veda yadi vaa na veda
Il n'existait alors ni être ni néant, ni souffle ni espace. Qu'est-ce qui recouvrait la Totalité ? Où demeurait la Totalité ? Dans les abîmes des eaux ténébreuses ?
La mort n'existait pas, alors, ni l'immortalité, ni les alternances du jour et de la nuit. Cet Unique respirait faiblement, soutenu uniquement par lui-même; rien ne se déployait au-delà de lui.
Ténèbres cachées dans les ténèbres, Cela seul existait, un océan qui échappait à la vue. L'Unique était du vide enveloppé dans le chaos, puis une poussée interne s'y fit.
En premier, le désir (ou la volonté) apparut au sein de l'Unique, germe primordial de l'esprit, que rien encore ne liait à l'existence, ...
Un rayon de chaleur traversa les ténèbres et la monotonie – venait-il des entrailles ou d'un espace supérieur ? Quel Sage peut répondre à cette question ?
Là ce rayon rencontra des énergies fécondantes, et des forces puissantes s'agitèrent – En-dessous se trouvait la masse qui ne reposait que sur elle-même, au-dessus de l'énergie était produite.
Qui sait et qui jamais raconta d'où s'éleva cette vaste création ? Aucun dieu n'était né, alors. Qui donc pourra jamais lever le voile sur l'origine véritable, d'où jaillit ce monde et affirmer s'il a été façonné par la main divine ou non. Seul la Divinité suprême pourrait le dire, si Elle pouvait Se manifester.
Om ! Que mes membres et mon discours, Prana, yeux, oreilles, vitalité
Ainsi que tous mes sens, se développent en force.
Toute existence est le Brahman des Upanishads.
Que jamais je ne renie Brahman, ni que Brahman me renie.
Qu'il n'y ait jamais aucun reniement:
Qu'il n'y ait jamais aucun reniement, en tout cas de ma part.
Puissent les vertus que proclament les Upanishads devenir miennes,
Moi qui suis dévoué à l'Atman; puissent ces vertus résider en moi.
Om ! Que la Paix soit en moi !
Que la Paix gagne mon environnement !
Que la Paix soit en les forces qui agissent sur moi !
Ici se termine l'Avyaktopanishad, appartenant au Sama Véda.

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