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UPANISHADS DE SHIVA
Atharvashikha Upanishad Upanishad du Sage Atharva sur la Transcendance
Notes préliminaires : ATHARVA(N) : 1) un prêtre, responsable du sacrifice du Feu (Agnihotra) et des libations de Soma, du nom du premier prêtre qui institua ce sacrifice de l'Agnihotra et du Soma, et qui donna le Véda qui porte son nom, consistant essentiellement en formules et incantations pour détourner maladies et calamités; 2) épithète de Shiva, synonyme de Soma et de Prana.
Je médite sur cette ultime vérité, qui révèle la signification du son Om, qui brille en tant que quatrième pied (1) du Om, qui est le Turiya des Turiyas (2), qui aime à être se tenir sur trois pieds et qui n'est cependant qu'une seule et unique vérité.
Om ! I-1: Les sages Pippalada, Angiras et Sanat Kumara consultèrent ce grand sage qui était comparable à un dieu, Atharva Maharishi, et lui demandèrent : « Ô sage comparable à un dieu, quel est l'aspect principal de la méditation ? Sur quel mantra (1) doit-on méditer ? Qui est apte à la méditation ? Lequel d'entre les dieux est le Maître de la méditation ? »
I-2: Le sage Atharva leur répondit : « Principalement, la méditation doit porter sur la seule lettre Om. Elle est en soi le mantra de la méditation. Les quatre pieds de ce mantra sont les quatre dieux (1) et les quatre Védas. Cette lettre doit être considérée et comprise comme étant le ParaBrahman (la Réalité Ultime) et c'est comme telle qu'on doit la méditer.
I-3: La première syllabe Aa désigne la terre, le Rig Véda avec ses hymnes sacrés, Brahma le Créateur, Ashta Vasus (1) parmi les dieux, la Gayatri parmi les mètres poétiques, et Garhapthya (le feu du foyer) parmi les feux. 1 Vasus ou Ashta Vasus : Les 8 sphères d'existence : 1) la Terre, Prithivi, où réside 2) le Feu, Agni, principe de la nutrition; 3) l'Espace, Antariksha, où réside 4) le Vent, Vayu, principe de la Vie; 5) le Ciel, Dyaus, où réside 6) le Soleil, Surya, principe de la Conscience; 7) les Constellations, Nakshatra, où réside 8) la Lune, Soma, principe d'immortalité. I-4: La seconde syllabe Uu désigne l'éther (akasha), le Yajur Véda, Rudra le Destructeur, les onze Rudras parmi les dieux, Trishgup parmi les mètres poétiques et Dakshinagni (le feu du sud, celui des bûchers funéraires) parmi les feux. I-5: La troisième syllabe Ma désigne les cieux, le Sama Véda avec ses sonorités musicales, Vishnu le Préservateur, les douze Adityas (1) parmi les dieux, Jagati parmi les mètres poétiques, et Ahavagni (le feu sacrificiel) parmi les feux.
I-6: La quatrième semi-syllabe, le Ma occulte, désigne les hymnes magiques de l'Atharva Véda, Marud Ganas (1) parmi les dieux, et Samvarthaka (le feu transformateur) parmi les feux. Elle est le Brahman auto-luminescent, qui brille seul et dont l'oeil voit tout.
I-7: Donc, la première est Brahma le rouge (aspect créateur), la seconde Rudra à la blancheur sacrée (aspect destructeur), la troisième Vishnu le noir (aspect préservateur) et la quatrième, semblable à l'éclair de la foudre, est le Purushottama (1) aux multiples couleurs. 1 Purushottama : « le meilleur des Purushas » - La personne divine en tant que suprême Absolu, transcendant la créature impermanente et son Créateur immuable. I-8: Cet Omkara (1) a donc quatre pieds et quatre têtes (feux). La quatrième est la semi-syllabe qui résonne comme « Ma », mais elle est occulte. On peut la prononcer soit brièvement, soit de façon appuyée, soit en la faisant vibrer longuement. Ces trois types de prononciation sont le Om à un matra (2), à deux matras, ou le Om maintenu à trois matras.
I-9: La quatrième semi-syllabe, à l'effet apaisant, est occultée dans la prononciation à trois matras, qui la fait vibrer longuement. C'est le son qui jamais ne fut là, et jamais ne sera là (1). Si on ne l'a jamais prononcé et qu'on le fait pour la première fois, ce quatrième son nous prend et nous traverse par la Sushumna Nadi jusqu'au lotus aux mille pétales, le Sahasrara (2).
II-1:Le pranava (1) rend toutes les âmes enclines à s'incliner devant lui. Il est l'unique mantra sur lequel on doit méditer en tant que désignant les quatre Védas, et le lieu de naissance de tous les dieux. Celui qui médite ainsi se départit de toute souffrance comme de toute crainte, et acquiert de surcroît le pouvoir de protéger tous ceux qui l'approchent. C'est uniquement par cette méditation que le Seigneur Vishnu, l'omni-pénétrant, est vainqueur de toutes les autres puissances. C'est par le contrôle de tous ses organes et par cette méditation que le Seigneur Brahma obtint le statut de Créateur. Même le Seigneur Vishnu focalise son esprit sur ce son Om, qui vibre dans le plan de l'Âme Suprême (Paramatma), et médite sur Ishana (2), le Régent cosmique qui tient tout sous son contrôle, car Il est l'objet de culte le plus approprié. Tout ce qui précède est hautement approprié au culte d'Ishana.
II-2: Brahma, Vishnu, Rudra et Indra (1) sont les créateurs conjoints de tous les êtres, de tous leurs organes et de tous leurs corps (physique et subtils). Mais c'est Shiva qui se tient entre leurs divers corps, et il est d'une stabilité permanente.
II-3: Il est conseillé de rendre un culte conjoint aux cinq dieux, Brahma, Vishnu, Rudra, Ishvara (1) et Shiva, sous la forme du pranava : AA+Uu+Ma+son+Bindu (2).
II-4: Ne serait-ce que pendant une seconde, si l'on peut s'asseoir et méditer sur le quintuple pranava, on obtient des résultats plus importants qu'après une centaine de rites sacrificiels. Avec une compréhension complète et une connaissance assurée, on devrait méditer uniquement sur Shiva le Suprême (Paramashiva), le plus propice de tous. Il a été définitivement attesté que, par son sacrifice de tout ce qui est autre que Shiva le Suprême, le deux-fois né (1) doit l'étudier et le méditer, ce qui le délie des souffrances attachées à la vie née d'une matrice, et le mène à la libération.
Ici se termine l'Atharvasikhopanishad, appartenant à l'Atharva-Veda.
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