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Un yogi, près d'un étang de lotus – Illustration d'un manuel de Yoga, XVIIIème siècle.

UPANISHADS DU YOGA

 

Amrita Nada Upanishad

Upanishad sur le son mystique de l'Immortalité


Traduite et annotée par M. Buttex
D'après la version anglaise de
K. Narayanasvami Aiyar

 

Note préliminaire : NADA : « le son, la vibration sonore; le ton (échelle musicale) » - Le son mystique intérieur, entendu durant la méditation; le son primordial, la première vibration dont a émané la Création; la manifestation première de l'Absolu non-manifesté; Cf. Omkara, Shabdabrahman. Parfois utilisé comme synonyme de Om, tel qu'expérimenté intérieurement durant la méditation.

           À l'état séminal, le Verbe de Brahman (shabdabrahman) vibre sous une forme tripartite : bindu, nada et kala. Ces trois sons mystiques sont synthétisés par le son transcendant, également appelé le Son inaudible ou Paranada, qui est la vibration de l'éternité avant la création de l'univers. Cette vibration extraordinairement pure du Paranada émane d'un champ subtil qui échappe aux régions plus denses où commence de vibrer l'esprit humain dans son registre supérieur. Ce Paranada, en descendant vers les registres plus denses de la Manifestation, devient le Pranava, le Aum, et dans un registre encore plus bas, se transforme en nada, qui n'est pas un son unique mais un groupe de modulations sonores. Durant la méditation, on capte ce groupe de modulations sonores sur le versant interne du système nerveux, on le nomme alors nada-nadi shakti « le courant énergétique de sons subtils », que l'on entend ou sent vibrer à travers la tête et/ou le long de la colonne vertébrale comme un bourdonnement, équivalent au son du tampura, au vol planant d'un essaim d'abeilles, au bourdon dans le chant grégorien ou à la basse continue dans la musique ancienne. La concentration sur le son intérieur (qui est toujours une pluralité longuement modulée) en tant que pratique de contemplation (dhyana) se développe en trois degrés : nada upasana, « contemplation par le son », nada anusandhana « culture du son intérieur », et nada yoga « union par le son ».

           Nada regroupe aussi tous les autres sons psychiques perceptibles durant la méditation profonde, qu'ils soient de qualité musicale ou non, et enfin tous les sons ordinaires, physiques et non psychiques. Les sons intérieurs qui résonnent au fur et à mesure de la remontée du souffle (associés à Kundalini dans le Kundalini yoga, ou recherchés pour eux-mêmes en tant qu'objets de concentration et de méditation dans le Nada yoga) sont décrits comme musicaux, analogues aux sonorités des divers instruments : cloche, gong, luth (vina), flûte, cymbales et tambour, et comme des sons de nature : grondement du tonnerre, vagues océaniques, pluie, rafales de vent, etc. Dans le Kundalini comme dans le Nada yoga, le cheminement de l'énergie pranique à travers la sushumna nadi fait vibrer des cordes de résonance dans le plan causal, en des perceptions de plus en plus subtiles. La perfection est atteinte dès lors que l'énergie pranique atteint le sahasrara chakra, puis se déploie au-delà, dans l'immensité de la conscience absolue.

           Cette Upanishad présente une approche nouvelle des moyens de libération, qui s'émancipe des contraintes habituelles. Les textes et la méditation sur les Écritures doivent être dépassés, et la méditation sur le Om doit se concentrer essentiellement sur la réverbération finale, qui symbolise Brahman. Le Yoga se concentre sur six membres, ne retenant que les cinq derniers membres selon Patanjali, consacrés à la méditation, et leur ajoutant Tarka, la réflexion logique. Le travail sur l'énergie vitale est brièvement esquissé, les centres subtils sont présentés simplement, et l'Upanishad enseigne une voie rapide, où la libération est atteignable en six mois.
           Le texte sanskrit de cette Upanishad présente des passages douteux, qui ont été diversement corrigés par les sanskritistes. D'où des variations de sens assez importantes en certains endroits entre les diverses traductions. Ces points douteux portent sur des détails de méthode de ce Yoga si particulier. Mais les versions et les traductions étant si différentes les unes des autres, je donne donc cette traduction comme une proposition – parmi d'autres – de restitution d'un texte que personne ne connaît vraiment. Cela dit, toutes les traductions-interprétations (dans le cas d'un passage douteux ou lacunaire) sont en général conformes à l'esprit du Yoga.

 

Om ! Puisse-t-Il nous protéger tous deux !
Puisse-t-Il nous nourrir tous deux !
Puissions-nous travailler conjointement avec une grande énergie,
Que notre étude soit vigoureuse et porte fruit;
Que nous ne nous disputions pas, et que nous ne haïssions personne !

Om ! Que la Paix soit en moi !
Que la Paix gagne mon environnement !
Que la Paix soit en les forces qui agissent sur moi !

 

           1. Le sage qui a étudié les Écritures
               Et médité dessus maintes et maintes fois,
               Lorsqu'il saisit la connaissance intime de Brahman,
               Doit les abandonner comme une torche qui s'est consumée.

           2. Il monte sur le char qu'est la syllabe Om,
               Avec Vishnu comme cocher,
               Et part en quête du séjour céleste de Brahman (Brahmaloka),
               Afin d'y rendre hommage à Rudra en personne.

           3. Mais le char (du Om) n'est utile
               Que tant qu'il roule sur la voie;
               Arrivé à la fin de la voie praticable,
               Il faut abandonner le char et poursuivre à pied.*

* La métaphore du char du Om et de la voie praticable est tout à fait similaire à celle du radeau et de la traversée vers l'autre rive, dans les enseignements bouddhistes : on abandonne le radeau si l'on veut poursuivre le voyage dans l'inconnu de la nouvelle contrée, celle de la réalisation accomplie.

           4. Abandonnant les lettres (Matra), les symboles (Linga) et les versets (Pada),
               Conservant uniquement la nasalisation silencieuse du M,
               On parvient au séjour subtil,
               Où règnent silence et invisibilité.

           5. Les cinq sens et leurs objets,
               Ainsi que le mental, si versatile,
               Ne sont que des rênes tenus par l'Atman;
               Qui connait ceci, pratique la rétraction des sens.

           6. Rétraction des sens (Pratyahara), contemplation (Dhyana),
               Contrôle du souffle (Pranayama), concentration (Dharana),
               Réflexion claire (Tarka) (1), absorption méditative (Samadhi),
               Voilà les six membres du Yoga (2).

1 Tarka : 1) examen spéculatif; discussion philosophique avec argumentation logique; 2) réflexion claire, logique dialectique; raisonnement, investigation.
2 Le système du Yoga à huit membres, fondé par Patanjali, est le plus connu. Ici, nous voyons un système autre, qui ignore les restrictions éthiques (Yama) et les non-restrictions (Niyama), ainsi que les postures physiques (Asanas), pour ne retenir que les techniques proprement méditatives, en leur adjoignant Tarka, la réflexion claire qui procède d'une investigation logique poussée. Cf. Glossaire, Ashtamga pour plus ample information sur les cinq membres communs aux deux systèmes.

           7. Par la fusion, les scories
               Des minerais bruts sont totalement détruites;
               De même, par la rétention du souffle,
               Les souillures des sens sont totalement consumées.

           8. Par le contrôle du souffle, les souillures sont consumées;
               Par l'enchaînement du mental (Dharana), les actes négatifs sont consumés;
               Par la rétraction des sens, les associations négatives sont dissoutes;
               Par la concentration, les attributs non-lumineux disparaissent.

           9. Maintenant sa pensée sur Ruchira, le Radieux,
               On vide son souffle puis l'emplit de nouveau,
               En utilisant les trois contrôles du souffle :
               L'expir, l'inspir et la rétention.

         10. La Gayatri avec sa couronne (3),
               Suivie des proclamations des trois mondes et du Pranava Om,
               Doit être dite trois fois le temps d'une respiration complète :
               Voilà ce qu'on appelle le contrôle du souffle.

3 Gayatri (Mantra) : 1) hymne védique à Savitri, le Soleil, dont il invoque les pouvoirs de fécondation et d'illumination, et que l'on considère également comme donneur des Védas: « Om [bhur bhuvah svah] tat savitur varenyam, bhargo devasya dhimahi, dhiyo yo nah prachodayat. » « Om ! O divinités des trois mondes, nous nous prosternons devant la radieuse splendeur du Donneur de vie. Puisse-t-Il illuminer les pensées de notre esprit. Om ! » 2) en versification, nom du mètre sur lequel est bâti ce mantra, consistant en trois vers de huit syllabes, rythme propice à la communication divine, que l'on trouve exclusivement dans le Rig Véda.
La Gayatri est introduite par le Vyahrititraya, proclamation rituelle des 3 mondes (triloka) : bhur, bhuvah, svah. Cf. Triloka.
La couronne de la Gayatri consiste en la formule : Om apo jyoti raso'mritam Brahman (Ô eau, lumière, essence, immortalité, Brahman !), suivie des Vyahritis et du Pranava : Bhur Bhuvah Svah, Om !

         11. Lorsque l'on expulse l'air de ses poumons
               Jusqu'à en faire un espace vide et sans souffle,
               Et que l'on se restreint à cette vacuité,
               Voilà ce qu'on appelle l'expiration.

         12. C'est en pinçant ses lèvres autour d'une tige de lotus
               Que l'on a l'habitude de boire de l'eau;
               C'est de cette façon qu'il faut aspirer l'air;
               Voilà ce qu'on appelle l'inspiration.

         13. Quand le souffle ne se meut plus vers l'extérieur ou l'intérieur,
               Que tous les membres sont sans mouvement,
               Et que l'air est maintenu dans les poumons,
               Voilà ce qu'on appelle la rétention.

         14. Regarde les formes manifestes à la façon de l'aveugle,
               Entends les sons à la façon d'un sourd,
               Considère ton corps comme un billot de bois,
               C'est alors que l'on pourra t'appeler le pacifié (4).

4 Prashanta : apaisé, calme, équanime; supprimé, disparu.

         15. Celui qui immerge en l'Atman son mental (Manas)
               En l'utilisant comme organe de volonté désirante (Sankalpa),
               Et demeure ainsi enchaîné à son Soi,
               Voilà ce qu'on appelle la fixation du mental (Dharana).

         16. L'investigation qui ne va pas à l'encontre
               De la doctrine révélée, voilà ce qu'on appelle la réflexion claire (Tarka).
               Cette identification à la vérité atteinte, objet de méditation perpétuelle,
               Voilà ce qu'on appelle l'absorption méditative (Samadhi).

         17. Sur un sol uni et sur un siège d'herbes kusha,
               Dans un cadre agréable et sans inconvénients,
               On doit protéger son esprit de toute influence perturbante,
               Puis réciter à voix basse le mantra nommé Ratha Mandala.

         18. Enroulant ses membres dans une posture yoguique,
               Celle du Lotus (Padmasana), de la croix gammée (Svastikasana),
               Dans la posture bénéfique (Bhadrasana), ou une posture d'aisance,
               On doit demeurer face au nord.

         19. On obture une narine en la pressant avec le pouce,
               Et on inhale de l'autre;
               Puis on immobilise en son tréfonds le feu vital (Agni),
               Et médite sur la syllabe sacrée Om.

         20. Om, le Mot d'une seule syllabe (5) est en vérité Brahman,
               Et l'énergie du Om ne doit pas être rejetée avec l'expiration.
               Méditant sur ce son divin maintes et maintes fois,
               On lave son esprit de toutes ses impuretés.

4 Ekakshara : « lettre unique » - La “Syllabe unique” ou le “Mot d'une seule syllabe”, également “l'Unique et Impérissable” : quelle que soit la façon dont on le traduit, Ekakshara désigne toujours la syllabe sacrée Om.

         21. Puis on médite comme indiqué précédemment (cf. 10)
               En suivant l'ordre de la formule mantrique,
               Et l'on fait remonter le souffle vital depuis l'ombilic,
               À travers les trois corps, grossier, physiologique et subtil.

         22. Abaissant son regard sur son être intérieur,
               Sans plus regarder de côté, ni en haut, ni en bas,
               On demeure immobile, le dos fermement érigé;
               C'est ainsi qu'on pratique le yoga avec constance.

         23. L'union méditative qui persévère longuement
               Sans tremblement dans la tige sacrée (Sushumna), voilà la concentration.
               L'union qui dure le temps de douze unités sonores (5)
               Est considérée comme fixe, en harmonie au rythme respiratoire.

5 Les douze matras (ou Moras) du Om : Les quatre matras du Om sont : A – U – M et l'ardha-matra, ou demi-lettre (c'est, au-dessus du Om, cette demi-lune qui représente le son « mmmmmm » de l'Om à 3 ou 4 unités phonétiques (matras), psalmodié longuement et résonant encore plus longuement dans les corps subtils).
Chacun de ces quatre matras possède trois aspects, qui développent ainsi douze supports de méditation : le premier matra est appelé Ghoshini, “à la riche sonorité”; le second, Vidyunmali (ou Vidyunmatra), “couronné par l'éclair”; le troisième, Patangini, “plaisir de l'envol”; le quatrième, Vayuvegini, “à la célérité du vent”; le cinquième, Namadheya, “qui a un nom”; le sixième, Aindri, “sacré pour Indra”; le septième, Vaishnavi, “de Vishnu”; le huitième, Sankari, “de Shankara (Shiva), le Dispensateur de félicité”; le neuvième, Mahati, “le grand”; le dixième, Dhriti (Dhruva), “fermement établi”; le onzième, Nari (Mauni), “le silencieux”; et le douzième, Brahmi, “de Brahma”. Cf. Nada Bindu Upanishad, shlokas 8 à 11 et 12 à 17.

         24. Sans voix, ni consonne ni voyelle,
               Ni gutturale ni palatale, ni labiale ni nasale,
               Ni son étouffé, mais prononcée avec les lèvres closes :
               Telle est l'impérissable syllabe (6), qui résonne silencieusement.

6 Akshara : «impérissable, immuable » - 1) L'Immobile, l'Immuable, attributs de l'Être suprême; indestructible, sans mort, sans déclin ni corruption; tous ces termes sont en référence au jiva, le Soi individuel, et à Brahman, le Soi suprême; 2) l'ekakshara, la syllabe unique et impérissable : le Om.

         25. En suivant cette impérissable syllabe, on voit le chemin,
               Et c'est le chemin par où s'élève le souffle vital;
               Aussi doit-on le pratiquer fréquemment,
               Afin que le chemin du son ouvre le chemin du souffle.

         26. Par la porte du cœur (Anahata chakra), par celle du souffle (Manipura),
               Par celle de la tête, qui mène aux plans supérieurs (Sahasrara),
               S'ouvre enfin la porte de la libération,
               Que l'on appelle l'orbe béante de la roue solaire.

         27. Contre la peur, contre la colère, contre l'oisiveté,
               Contre l'excès de veille ou de sommeil,
               Contre l'excès ou l'insuffisance de nourriture,
               Le yogi doit monter la garde, avec une vigilance constante.

         28. Si cette prescription est suivie en permanence
               Et que le yoga est pratiqué assidûment selon les règles,
               Alors, sans aucun doute, le yogi sentira en lui
               Poindre la connaissance, au bout de trois mois.

         29. Quatre mois après, il est en présence des dieux;
               Cinq mois après, il est absorbé dans la contemplation de Brahman.
               Six mois plus tard, sans aucun doute,
               Il entre à sa guise dans l'état d'indépendance absolue (7).

7 Kaivalya : 1) état transcendant d'indépendance absolue; isolement, non-conditionnement, par détachement ou exclusion du non-Réel par l’âme; 2) délivrance, libération, union avec l’Être Absolu (Brahman) que réalise le pur jnanin; béatitude suprême.

         30. Avec cinq unités sonores (moras), on devient semblable à la terre;
               Avec quatre, semblable à l'eau;
               Avec trois, semblable au feu;
               Avec deux, semblable à l'air;

         31. Avec une unité sonore, on devient semblable à l'espace éthéré (Akasha);
               Il faut cependant continuer à méditer sur la demi-unité (8),
               Et réaliser la jonction du mental à l'Atman;
               Alors l'Atman demeure en lui-même et médite sur lui-même.

8 Ardha-matra : 1) demi-syllabe ou demi-mètre; 2) demi-lettre; au-dessus du Om, est cette demi-lune qui représente le son « mmmmmm » de l'Om à 3 ou 4 unités phonétiques (matras), psalmodié longuement et résonant encore plus longuement dans les corps subtils.

         32. C'est dans un espace large de trente doigts
               Que réside le principe de vie (Prana) avec ses cinq ramifications (9);
               C'est le souffle, ainsi qu'on le nomme, car il s'ouvre
               Comme terrain d'activité à l'air extérieur (Vayu).

9 Prana : 1) souffle, respiration, vent; 2) principe de vie, vitalité, énergie, force. L’énergie vitale sous-jacente à toute la manifestation cosmique, individuelle et collective; cette énergie remplit 5 fonctions : - prana : l’appropriation, l'ascension (inspiration); - apana : l’expulsion, la descente (expiration); - vyana : la distribution et la circulation (rétention du souffle); - udana : l’émission de sons; l'énergie cohésive, assurant la cohésion des énergies matérielles et subtiles dans tout le corps; le processus de désintégration à la mort physique; - samana : l’assimilation des énergies subtiles transformées par udana (digestion et métabolisme de la nourriture).

         33. Cent-treize multiplié par mille,
               Plus cent quatre-vingt fois,
               Le souffle accomplit son inspir et son expir
               Dans l'intervalle d'un jour et d'une nuit.*

* Ce nombre 113.180 cumule les mouvements des cinq pranas; en le divisant par cinq, on obtient 22.636 respirations complètes (inspir et expir) par 24 h, soit 15,7 respirations par minute, ce qui coïncide avec le rythme naturel d'un adulte.

         34. Des cinq souffles, le premier, Prana, réside dans le cœur;
               L'Apana se déroule dans les intestins,
               Le Samana dans la région ombilicale,
               Et l'Udana dans celle de la gorge.

         35. Vient enfin le Vyana qui, continuellement,
               Circule, en les régissant, dans tous les membres.
               Quant aux couleurs de ces cinq souffles,
               Examinons-les dans l'ordre.

         36. Le Prana évoque par son éclat
               Une gemme précieuse de teinte rouge;
               L'Apana a un éclat rougeâtre,
               Similaire à l'insecte Indragopa (la coccinelle).

         37. Le Samana luit dans le ventre
               Comme un cristal de montagne aux reflets laiteux;
               L'Udana est d'un jaune pâle,
               Le Vyana emprunte les teintes de la flamme.

         38. Celui chez qui le souffle fait sa percée à travers cette chaîne
               Et continue son ascension à travers la couronne crânienne,
               Peu importe le lieu où il mourra,
               Il ne renaîtra jamais plus. Non, il ne renaîtra jamais plus !

 

Om ! Puisse-t-Il nous protéger tous deux !
Puisse-t-Il nous nourrir tous deux !
Puissions-nous travailler conjointement avec une grande énergie,
Que notre étude soit vigoureuse et porte fruit;
Que nous ne nous disputions pas, et que nous ne haïssions personne !

Om ! Que la Paix soit en moi !
Que la Paix gagne mon environnement !
Que la Paix soit en les forces qui agissent sur moi !

 

Ici se termine l'Amritanadopanishad, appartenant au Krishna Yajur Véda.

 

 

                                                                                                                                                                                                
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